Oliver Salway
Intentions générales de l'artiste :
"Il est rare d'avoir la possibilité de concevoir une pièce ou un objet qui ait une fonction universelle comme l'urne cinéraire. Les rites mortuaires évoluent énormément selon la région du monde dans laquelle nous nous trouvons : les différences culturelles, le rapport à l'oubli, au deuil et au souvenir participent tous à créer une grande diversité dans les objets liés au décès, mais peu importe leur forme, nous en aurons tous une utilité.
C'est une finalité qui nous unit tous·tes.
Dans ce processus de création, j'ai été marqué et surpris par l'honnêteté et la générosité avec lesquelles chacun·e a pu partager ses expériences personnelles, souvent intimes, sur les sujets du deuil et de la mort. Les collaborations techniques, les références, et les intérêts partagés dans ce contexte ont participé à créer une expérience de production et de rencontre unique dans mon milieu artistique."
Présentation de l'artiste :
Oliver Salway est un artiste, designer et écrivain né à Londres. Il vit et travaille à Marseille, où il est diplômé des Beaux-Arts en 2023. Son travail a été exposé à plusieurs reprises, notamment en tant que finaliste du Prix Région Sud Design à Art-O-Rama en 2024 et à Hybrid'Art avec le Centre d'Arts Fernand Léger en 2025. Il allie un travail de récupération et de revalorisation de matériaux abandonnés dans l'environnement urbain, avec l'étude de leur histoire et une méthodologie fondée sur schémas, organigrammes et narrations fictives. Entre l'investigation et l'expérimentation, il explore comment ces matériaux minéraux, porteurs de récits passés, peuvent être transformés pour engendrer de nouvelles narrations tout en questionnant l'usage des ressources et l'impact de la mondialisation sur notre environnement.
«Le soleil se couche jusqu’à devenir presque indiscernable, irrémédiablement, tout comme la saison. Une fois le soleil disparu derrière la ligne d’horizon, sa lumière, quoique de plus en plus faible, comme une image persistante sur la rétine, demeure et nous éclaire encore quelques minutes. Aucun départ, nulle séparation, ne se fait en un instant. Même si le moment du départ dure à peine une seconde, il reste encore les vagues, la lumière qu’a laissée le temps passé ensemble. Ce moment où nous percevons encore ce qui vient de nous quitter, en dépit de sa disparition, est peut-être l’expression même du nagori.»
Nagori: La nostalgie de la saison qui vient de nous quitter, Ryoko Sekiguchi, 19 mars 2020, Folio
Remerciements
Merci à Ghassan Salameh, commissaire en design, consultant créatif et facilitateur culturel de m’avoir présenté Oliver lors du prix région Sud design 2024 / Art-O-Rama

